Séminaire Éthique description

Organisatrices :
Galla Althabégoïty, Laboratoire Ligérien de Linguistique (gallaaltha@gmail.com)
Julie Marsault, Histoire des Théories Linguistiques (julie.marsault@inalco.fr) lien vers le site du laboratoire pour cette même actualité : https://htl.cnrs.fr/seminaire-ethique-description/

Ce séminaire, adressé aux linguistes descriptivistes, vise à réfléchir à nos pratiques d’un point de vue éthique. Nous prendrons comme fil conducteur les différentes injonctions (explicites ou implicites, et parfois contradictoires) auxquelles nous sommes confronté·es, et nous discuterons d’articles ou d’ouvrages traitant de ces questions, afin de faire avancer notre compréhension et notre réflexion sur ces sujets complexes.

Présentation
Programme des prochaines séances
Séance 1 : 11 avril
Séance exceptionnelle : 18 avril
Séance 2 : 2 mai
Séance 3 : 6 juin
Thématiques possibles pour les séances suivantes

Présentation

Les linguistes s’occupant de description et documentation de langues en danger sont confrontés à des injonctions variées concernant leur manière de produire et de présenter leur travail, émanant d’acteurs divers.

Par exemple, le monde universitaire actuel valorise les publications dans des revues prestigieuses, un critère pris en compte dans les recrutements. Pourtant, ces publications ne sont pas adaptées aux non-linguistes et ont parfois peu d’intérêt pour les personnes locutrices des langues étudiées ou leurs descendant·es. A l’inverse, il arrive que ces dernières souhaitent que les linguistes produisent une grammaire ou un dictionnaire accessible pour elles, qui ne correspond pas aux standards de la communauté scientifique (cf. Woods 2023).

Autre exemple : au cours des dernières décennies, une demande institutionnelle forte s’est développée concernant la contractualisation de la relation établie entre locuteurs et linguistes, qui se manifeste par l’utilisation obligatoire de formulaires de consentement. Cette demande, bien qu’elle mette en avant les droits des personnes impliquées dans les projets de recherche, peut être en contradiction avec les normes sociales dans la communauté de locuteurs, raison pour laquelle elle est parfois critiquée (cf. Van Driem 2016; Garrido Sarda 2020; Koot et al. 2023).

Nous mêmes jeunes chercheuses en description des langues, nous souhaitons que ce séminaire permette à chaque participant·e de se positionner de manière consciente et informée vis-à -vis de ces apparentes contradictions. Pour cela, nous prévoyons d’identifier différentes injonctions qui concernent la linguistique descriptive et la documentation, de caractériser le contexte et les raisons de leur émergence ainsi que les potentielles critiques ayant été formulées à leur propos. Nous entendons ici « injonctions » dans un sens très large, incluant des postulats et des pratiques dans lesquelles notre recherche s’enracine et qu’il est difficile de remettre en question, voire parfois d’identifier.

Nous voulons que ce séminaire soit un espace d’échanges et d’apprentissage pour les linguistes de notre champ de recherche. Notre objectif est de se former sur ces questions à partir de la littérature déjà existante sur le sujet, en sélectionnant des auteurs et autrices d’horizons et de perspectives différentes, par exemple Smith (1999), Deumert et al. (2020).

Nous proposons que chaque séance de ce séminaire soit consacrée à une injonction et que la sélection des thématiques abordées soit élaborée en fonction des centres d’intérêt et des vécus des participant·es. En dehors de la première séance, et peut-être d’une ou deux autres par la suite, nous concevons notre séminaire comme des séances de discussions d’articles, que les participant·es pourront contribuer à sélectionner.

A la suite de ce séminaire, nous publierons, avec de potentiels autres co-auteurs ayant participé au séminaire, une bibliographie commentée concernant les différentes injonctions identifiées et critiques existantes. D’autres publications conjointes sont envisageables selon les envies des participants (articles, billets de blog…), ainsi que la création d’un collectif de réflexion sur cette thématique.

Références citées

Deumert, Ana & Storch, Anne & Shepherd, Nick (eds.). 2020. Colonial and Decolonial Linguistics: Knowledges and Epistemes. Oxford, New York: Oxford University Press.
Garrido Sardà, Maria Rosa. 2020. Negotiating ethics: between contractual forms and collaborative reflection. Chroniques du terrain. (https://www.chroniquesduterrain.org/questionner/negotiating-ethics-between-contractual-forms-and-collaborative-reflection) (Accessed September 29, 2023.)
Koot, Stasja & Grant, Julie & //Khumûb, Moses & Fernando, Kileni & Mushavanga, Tienie & Dommerholt, Taliah & Gressier, Catie et al. 2023. Research codes and contracts do not guarantee equitable research with Indigenous communities. Nature Ecology & Evolution 7(10). 1543–1546. (doi:10.1038/s41559-023-02101-0)
Smith, Linda Tuhiwai. 1999. Decolonizing methodologies: research and indigenous peoples. London; New York: Zed Books.van Driem, George. 2016. Endangered Language Research and the Moral Depravity of Ethics Protocols. Language Documentation & Conservation 10, 243-252.
Woods, Lesley. 2023. Something’s Gotta Change: Redefining Collaborative Linguistic Research. 1st edn. ANU Press. (doi:10.22459/SGC.2022) (Accessed January 2, 2024.)

Programme

Séance 1 : Jeudi 11 avril de 14h à 15h30, en ligne

Invitation de Maïa Ponsonnet : “Retour des terres australes : injonctions du centre et de la périphérie”

Dans cette présentation, j’explorerai plusieurs dilemmes dont j’ai fait l’expérience d’une part lorsque j’étais linguiste dans une université australienne, et ensuite depuis mon retour en France en 2022.

Une première série de dilemmes, que je rencontre plus régulièrement dans mon univers scientifique australien, découle de l’injonction ‘nothing about us without us’ (‘rien sur nous sans nous’). Malgré le bien fondé de ce principe d’équité envers les minorités, ses interprétations ne sont pas toujours compatibles avec les aspirations des communautés linguistiques avec lesquelles je travaille.

Un second type de dilemmes, plus saillant en France, résulte des impératifs liés à la science partagée et à l’idéal scientifique auquel elle est adossée. Toujours dans un souci d’équité sociale, ces impératifs visent à rendre les données et résultats de la recherche accessibles au plus grand nombre. Mais dans un cadre (post-)colonial, le partage des savoirs linguistiques écarte souvent les locuteur.rices des langues objets de ces savoirs. Les pratiques scientifiques nourrissent alors des sentiments de spoliation linguistique qui restent souvent peu perceptibles depuis l’Europe.

Biographie
Maïa Ponsonnet est linguiste, Chargée de Recherche au CNRS (Dynamique du Langage, Lyon) et chercheuse associée à l’Université d’Australie de l’Ouest (Perth). Après son doctorat à l’Australian National University, elle a occupé des postes à l’Université de Sydney, puis à l’Université d’Australie Occidentale. Depuis 1998, elle a vécu et travaillé régulièrement auprès des communautés dalabon, rembarrnga, et kune, dans le nord de l’Australie, avec qui elle a contribué à décrire ces langues ainsi que le kriol (créole d’anglais). Maïa Ponsonnet a publié de nombreux articles, ouvrages collectifs et monographies, en particulier sur le thème de l’encodage linguistique des émotions, et sur le changement linguistique. Ces thématiques nourrissent son intérêt pour de nombreuses disciplines telles que l’anthropologie, la sociologie ou la psychologie, et elle est également titulaire d’un doctorat en philosophie du langage (Paris 8, 2005).

Lien zoom : https://u-paris.zoom.us/j/84566125144?pwd=SGpkalF4Z1hYNG5FSWRyc2kvYSt3QT09

Séance exceptionnelle : Jeudi 18 avril à 14h, en hydride (Université dOrléans, UFR LLSH, salle 257)

Invitation de Steven Bird ‘Decolonising Speech and Language Technology.’

Lien Teams : https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3ameeting_NTU0MTllZGItZjFhYS00YTRiLTgwZDktMGM0YzA2NDBlOThi%40thread.v2/0?context=%7b%22Tid%22%3a%22967236d1-9003-4f1a-9556-8afe047945f1%22%2c%22Oid%22%3a%2262520632-ba37-41f0-8816-c9c9070f2aab%22%7d

Bird, Steven. 2022. « Local Languages, Third Spaces, and other High-Resource Scenarios », Dublin, Ireland, Association for Computational Linguistics.
Bird, Steven et Yibarbuk, Dean. 2024. « Centering the Speech Community », St. Julian’s, Malta, Association for Computational Linguistics.

Séance 2 : Jeudi 2 mai de 14h à 15h30, en ligne : Sauver la langue : pour qui ?

Crystal, David. 2014. Language Death (Canto Classics). Cambridge: Cambridge University Press. (doi:10.1017/CBO9781139923477) (https://www.cambridge.org/core/product/E02594D0218AD1AB99259F0C717DF256)
Gordon, Binah. 2019. Documentation, reclamation and the place of the settler linguist. University of Arizona. (phd.) (http://hdl.handle.net/10150/634275)
Grenoble, Lenore A. 2021. Why Revitalize? In Olko, Justyna & Sallabank, Julia (eds.), Revitalizing Endangered Languages, 9–32. 1st edn. Cambridge University Press. (doi:10.1017/9781108641142.002) (https://www.cambridge.org/core/product/identifier/9781108641142%23CN-bp-1/type/book_part) (Accessed March 26, 2024.)
Grinevald, Colette & Costa, James. 2010. Langues en danger : le phénomène et la réponse des linguistes. In Grinevald, Colette & Bert, Michel (eds.), vol. 35–36. Paris : Ophrys.
Hale, Ken. 1998. On endangered languages and the importance of linguistic diversity. In Grenoble, Lenore A. & Whaley, Lindsay J. (eds.), Endangered languages: Current issues and future prospects, 192–216. Cambridge: Cambridge University Press.
Hill, Jane H. 2002. “Expert Rhetorics” in Advocacy for Endangered Languages: Who is Listening, and what do they hear? Journal of Linguistic Anthropology 12(2). 119–133.
Migge, Bettina. 2020. Researching endangered languages: Critical reflexions on field and documentary linguistics. In Deumert, Ana & Storch, Anne & Shepherd, Nick (eds.), Colonial and Decolonial Linguistics: Knowledges and Epistemes, 160–177. Oxford, New York: Oxford University Press.
Tsikewa, Adrienne. 2021. Reimagining the current praxis of field linguistics training: Decolonial considerations. Language 97(4). e293–e319. (https://muse.jhu.edu/pub/24/article/842384/pdf)

Lien zoom : https://u-paris.zoom.us/j/85392577369?pwd=N0VNNHBmL0dEQjYzN2paZXRLcmY1QT09

Séance 3 : Jeudi 6 juin de 16h à 17h30, en ligne : Open data vs. droits de propriété intellectuelle

Newman, Paul. 2012. Copyright and other legal concerns. In Thieberger, Nicholas (ed.), The Oxford Handbook of Linguistic Fieldwork, 430–456. Oxford University Press. Oxford.
Palosaari, Naomi. 2016. Intellectual property rights and informed consent in american indian communities: Legal and ethical issues. American Indian Law Review 41(1). 125–165.

Lien zoom : https://u-paris.zoom.us/j/81455507556?pwd=Z25Uczk3TXpmYUFRNE9haUdRalpnQT09

Thématiques possibles pour les séances suivantes

Rémunérations : implication de l’argent dans les relations entre les différents acteurs de la documentation/description

Bowern, Claire. 2008. Ethical Field Research. Linguistic fieldwork: A practical guide, 148–169. Palgrave Macmillan.
van Driem, George. 2016. Endangered Language Research and the Moral Depravity of Ethics Protocols. Language Documentation & Conservation 10. 243–252.

Comptage des locuteurs, comptage des langues, délimitations des territoires

Dorian, Nancy C. 1977. The problem of the semi-speaker in language death. Linguistics 15(191). 23–32.
Evans, Nicholas. 2001. The last speaker is dead – long live the last speaker! In Newman, Paul & Ratliff, Martha (eds.), Linguistic Fieldwork, 250–281. Cambridge: Cambridge University Press. (doi:10.1017/CBO9780511810206.013) (https://www.cambridge.org/core/product/F0602F3EA0835BE28C9243053DF51D02)
Hill, Jane H. 2002. “Expert Rhetorics” in Advocacy for Endangered Languages: Who is Listening, and what do they hear? Journal of Linguistic Anthropology 12(2). 119–133.
Moore, Robert E. & Pietikäinen, Sari & Blommaert, Jan. 2010. Counting the losses: Numbers as the language of language endangerment. Sociolinguistic studies 4(1). 1–26.

Critère de sélection des consultants, évaluation de leurs compétences et reconnaissance de leur travail (éventuellement avec une deuxième partie: intervention d’un·e invité·e)

Bert, Michel & Grinevald, Colette. 2010. Proposition de typologie des locuteurs de LED. Faits de Langues 35–36(1). 117–132. (doi:10.1163/19589514-035-036-01-900000008)
Hoffman, Anette. 2020. War and grammar: Acoustic recordings with African prisoners of the First World War (1915-18). In Deumert, Ana & Storch, Anne & Shepherd, Nick (eds.), Colonial and Decolonial Linguistics: Knowledges and Epistemes. Oxford, New York: Oxford University Press.

Formulaires de consentement, consentement éclairé

Garrido Sardà, Maria Rosa. 2020. Negotiating ethics: between contractual forms and collaborative reflection. Chroniques du terrain. (https://www.chroniquesduterrain.org/questionner/negotiating-ethics-between-contractual-forms-and-collaborative-reflection) (Accessed September 29, 2023.)
van Driem, George. 2016. Endangered Language Research and the Moral Depravity of Ethics Protocols. Language Documentation & Conservation 10. 243–252.

Utilisation de corpus et grammaires coloniales

Gordon, B. 2019. Documentation, reclamation and the place of the settler linguist. University of Arizona. (phd.) (http://hdl.handle.net/10150/634275)

Eurocentrisme des théories traditionnelles

Ameka, Felix K. & Terkourafi, Marina. 2019. What if…? Imagining non-Western perspectives on pragmatic theory and practice. Journal of Pragmatics (Quo Vadis, Pragmatics?) 145. 72–82. (doi:10.1016/j.pragma.2019.04.001)
Deumert, Ana & Storch, Anne. 2020. Introduction: Colonial linguistics—then and now. In Deumert, Ana & Storch, Anne & Shepherd, Nick (eds.), Colonial and Decolonial Linguistics: Knowledges and Epistemes, 0. Oxford University Press. (doi:10.1093/oso/9780198793205.003.0001)
Gil, David. 2001. Escaping Eurocentrism: fieldwork as a process of unlearning. In Newman, Paul & Ratliff, Martha (eds.), Linguistic Fieldwork, 102–132. Cambridge: Cambridge University Press. (doi:10.1017/CBO9780511810206.006)

Festival des langues

Les langues sont un trésor de l’humanité. Aussi bien les grandes langues officielles que les patois ou les dialectes parlés seulement par une poignée de personnes. D’où l’idée d’en célébrer une trentaine ce samedi 7 octobre 2023 à la maison des associations d’Orléans La Source. Avec le premier festival des langues, proposé par Linguafest’45. Une association créée en mars 2023 avec un coup de pouce de la grande sœur Linguafest’37 qui elle existe depuis 1995. Car comme l’explique Marcelle Provost, présidente de Linguafest’45 : « Il n’y avait jamais rien eu pour mettre en avant la richesse linguistique mais aussi la diversité des langues de notre région. L’objectif est donc de faire se rencontrer les différentes associations impliquées dans ce domaine mais aussi les locuteurs de langues qui ne sont pas organisés en associations. »

Une conférence sur le multilinguisme

Jean-Louis Rougé, professeur émérite de l’Université d’Orléans donnera une conférence l’après-midi sur le multilinguisme. Son principal thème de recherche est l’histoire des contacts entre les langues africaines et le Portugais et en particulier la formation des langues créoles. Par ailleurs, il a gardé des liens avec le Laboratoire ligérien de linguistique. Il a aussi mené l’étude LCO : Langues en contact à Orléans. Un travail qui, comme l’indique Marcelle Provost « a permis en 2015 de répertorier 85 langues parlées au sein des familles de l’agglomération orléanaise. Et encore il n’a pas travaillé avec toutes les écoles, donc selon lui c’est un chiffre minimal. Mais l’important c’est de montrer que toute langue est capable d’exprimer tous les sentiments, tous les besoins des personnes. Et que la disparition ou la perte d’une langue, c’est une perte de diversité aussi grave que l’extinction de certaines espèces animales. Donc nous souhaitons, si possible, encourager les gens à s’intéresser à leurs voisins même s’ils ne parlent pas la même langue. Nous voulons également susciter le respect vis-à-vis de ces langues différentes. »

Découvrir des langues

Des ateliers permettront donc de mettre un coup de projecteur sur une trentaine de langues. Mais Marcelle Provost précise : « Il ne s’agira pas dans ces ateliers de 40 minutes de s’initier à une langue mais plutôt de la découvrir. Il y aura une présentation des pays ou des régions dans lesquel.le.s ces langues sont parlées et le cas échéant de son histoire. Mais aussi de son interaction avec les pays limitrophes. Nous essaierons aussi de déterminer si c’est une langue en danger ou au contraire en expansion. Il y aura aussi le détail d’une règle de grammaire ou d’un champ lexical. Par exemple, les personnes qui vont nous présenter le Persan ont décidé de nous parler des repas, parce que c’est important en Iran mais aussi en France. Et bien sûr, nous entendrons cette langue avec la lecture d’un poème ou d’un chant. Car quand je lis certains poèmes sur la nature, je me rends compte que les images qu’ils suscitent en moi ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agit d’un auteur français ou d’une autre langue. Donc, c’est passionnant et très enrichissant. »

C’est quoi une langue ?

Et même si sans surprise, l‘anglais et le mandarin (le chinois) sont les deux langues les plus parlées au monde, pas question pour autant délaisser les 7 000 autres. Et peut-être revenir à la question fondamentale : c’est quoi une langue ? Marcelle Provost reprend cette définition : « Une langue, c’est un dialecte avec une armée et une marine (un aphorisme popularisé par le linguiste yiddish Max Weinreich, NDLR) c’est-à-dire qui est capable de s’imposer ». Complément de réponse ce 7 octobre 2023, de 9h à 23h à la maison des associations d’Orléans La Source. Et c’est gratuit !

Par Sophie Deschamps 

BidouiLLLages Elan #2

Au programme :

10h-12h : Atelier faux débutants animé par Biagio Ursi – salle 151
13h30-15h30 : Atelier traitement des corpus complexes et multisources animé par Louis Maritaud – salle 157
15h30-17h : Conférence invitée – Louis Maritaud – salle 150
« Les apports de l’annotation sur ELAN dans des perspectives mixtes : l’exemple de l’analyse du discours rapporté dans des réunions pluriprofessionnelles en psychiatrie »

Inscription obligatoire par mail : katja.ploog@univ-orleans.fr pour permettre un accueil optimal, merci de nous formuler succinctement vos attentes.

Exploiter les corpus oraux pour l’enseignement-apprentissage du français langue étrangère

Nous avons le plaisir de vous inviter aux journées d’étude « Exploiter les corpus oraux pour l’enseignement-apprentissage du français langue étrangère » qui auront lieu à Orléans les 29 et 30 juin prochains, à l’Hôtel Dupanloup, en présentiel uniquement.
 
Ces journées, organisées par le LLL et l’université de Siegen en appui au Studium/Institute for Advanced Studies (Loire Valley) et soutenues par l’Université Franco-Allemande (UFA), portent sur l’utilisation des corpus de français parlé élaborés en linguistique et dans le cadre de l’étude des L2, à des fins d’enseignement du français langue étrangère (FLE) ou de formation universitaire. L’accent est mis sur les questions d’exploration, de structuration et de traitement des données numériques de corpus ainsi que sur les enjeux liés à la didactisation, à l’accessibilité et la durabilité de ces ressources.  
 
Le programme est désormais disponible sur le site :
 

https://www.lestudium-ias.com/events/spoken-language-corpora-teaching-learning-resource-french-foreign-language

 
Si vous souhaitez assister à ces journées, merci de vous inscrire en remplissant ce formulaire (les intervenants figurant dans le programme ne sont pas concernés par cette inscription).
 
Au plaisir de vous retrouver à cette occasion.

D’Orléans à Sherbrooke, quelles variations diatopiques du français parlé ?

L’entrée est libre et gratuite. A des fins d’organisation, merci d’envoyer, avant le jeudi 1er juin, un mail de confirmation de participation à : celine.dugua@univ-orleans.fr en précisant si on vous compte pour le déjeuner.

Programme

Accueil : 9h

9h30-10h10 : Marie Skrovec, Céline Dugua  & Yvan Stroppa : « Choix et enjeux pour la constitution du corpus ESLO »

10h10-10h40 : Badreddine Hamma : « Ce que les ESLO nous apprennent sur le passif en français »

10h40-11h10 : Céline Dugua : « Observer la variation dans ESLO à travers l’usage des liaisons »

11h10-11h30 : pause

11h30-12h15 : Lotfi Abouda, Layal Kanaan-Caillol, Marie Skrovec : « Approche micro-diachronique »

pause repas

13h30-14h : Wim Remysen : « Le Fonds de données linguistiques du Québec (FDLQ) : objectifs et orientations »

14h-14h30 : Benoît Mercier : « La plateforme d’édition collaborative des contenus du Fonds de données linguistique du Québec : architecture et défis »

14h30-15h : Nadine Vincent : « Le projet porc-épic : traitement lexicographique d’emplois polémiques »

15h-15h30 : Kristin Reinke, Luc Ostiguy et Ann-Frédérick Blais : « Les attitudes de Québécois à l’égard de leurs français dans le doublage: ce que différentes approches méthodologiques nous disent »

15h30-16h : pause

16h-17h : session d’échanges : « Quelles collaborations autour des variations diatopiques du français parlé ? »